jeudi 18 août 2016

Alexandre Dumas - Le Vicomte de Bragelonne

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Alexandre Dumas

Le Vicomte de Bragelonne

Ed. Folio


Au risque de commettre un crime de lèse-majesté, je suis tenté de rédiger un avis assez critique concernant ce troisième et dernier volume de la trilogie des mousquetaires.

Je me suis ennuyé – oui, le mot est lâché – et même la larme écrasée à la fin du livre ne m’en aura pas fait oublier ce sentiment. Car, oui, la trame générale est délayée à coups d’intrigues secondaires de moindre intérêt, diluée par les futiles entreprises amoureuses des courtisans et car Dumas se disperse en histoires parallèles jusqu’à noyer son roman et le rendre un peu tiède. C’est sûr, il y a de très bonnes choses, à commencer par l’épisode de « l’homme au masque de fer ». La langue est toujours aussi élégante et les personnages sont toujours comme je les avais aimés dans Les trois mousquetaires et dans Vingt ans après mais ils ont moins l’attrait de la nouveauté que le goût de la facilité et de la routine qui fonctionne.

Alors, quitte à avoir lu les deux premiers romans de la trilogie, faut-il lire celui-ci ? Difficile à dire. C’est sûr, il est intéressant de voir comment évoluent les personnages et de connaître la suite et fin de leur parcours. Mais le problème est principalement que ça demande d’y consacrer beaucoup (trop ?) de temps. Je n’ai rien contre les gros livres, au contraire, mais celui-ci est vraiment trop long, tire un peu à la ligne et je pense qu’il n’apporte finalement pas grand-chose de plus à la série, mis à part probablement l’excellente chute et le tragique destin de ses héros. D’où la larme écrasée.

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