samedi 22 juillet 2017

San-Antonio - Du brut pour les brutes

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San-Antonio

Du brut pour les brutes

Ed. Fleuve Noir


Pour que San-Antonio perde le suspect qu'il est en train de filer, c'est qu'il y a une bonne raison, en l’occurrence sauver une jeune femme en fâcheuse posture. Sauf qu'après coup, quand il réalise qu'elle l'a mené en bateau, il se demande naturellement si elle ne pourrait pas avoir été là que pour rompre la filature... Le mieux pour s'en assurer reste peut-être de retrouver l'un des deux, suspect ou poulette, l'autre pourrait ne pas être bien loin.

Et c'est reparti pour un tour. Notre commissaire préféré rameute le Gros et le Débris et se lance dans une nouvelle enquête. Ça séduit, ça dessoude, ça gargantoise, ça enfonce des lourdes à l'épaule et envoie des sacs de phalanges dans les ratiches, ça réfléchit à toute vitesse, invente du vocabulaire, argotise à foison, recycle des expressions consacrées et dépoussière la langue. C'est drôle, il y a des espions et des poulettes, des rebondissements et la fameuse psychologie San-A. Les éléments habituels, quoi, agrémentés d'un résumé truculent du Cid de Corneille à la sauce Béru et de quelques conseils plein de bon sens de Félicie.

Y'a pas à dire, San-A, c'est bath !

2 commentaires:

  1. Tu le croiras ou pas mais je n'ai encore jamais lu un San-A. Toute une éducation à faire !

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    1. Frédéric Dard a écrit un nombre hallucinant de romans. Il y en a beaucoup sur lesquels l'impasse s'impose mais il y en a de vraiment très, très bons. Il a inventé un univers et des personnages totalement improbables et il a surtout une langue unique. Lire une enquête du commissaire San-Antonio, c'est l'assurance de se payer quelques bonnes tranches de rigolade, d'apprendre du vocabulaire et des expressions complètement invraisemblables. Et le personnage de Bérurier est à lui seul indispensable à la culture générale.

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