dimanche 20 août 2017

Kaouther Adimi - Nos richesses

Kaouther Adimi  Nos richesses  Ed. Seuil 

Kaouther Adimi 

Nos richesses 

Ed. Seuil 


Derrière les livres, les maisons d'édition et les librairies, il y a des hommes. Figure incontournable du milieu intellectuel de l'Algérie française, Edmond Charlot a ouvert à Alger une librairie, une maison d'édition et il est le premier à avoir édité Camus. Entre autres. Dans son livre, Kaouther Adimi lui donne la parole et nous fait revivre à ses côtés le parcours difficile de cet homme brillant, cultivé et enthousiaste. Elle le met en scène dans les années trente, centenaire de l'Algérie française, à l'ouverture de sa librairie. Puis elle dresse un parallèle avec la situation en 2017, alors qu'un jeune homme arrive dans ce local pour le fermer définitivement et effectuer un grand ménage par le vide. Entre ces deux périodes s'égrènent les pages du journal de Charlot, le tout sur fond d'histoire de l'Algérie, de son rattachement à la France et de son indépendance.

Le projet semblait tout à fait prometteur mais, à mon avis, il pêche à plusieurs points de vue. Le livre est vite lu, facile - ce qui n'est pas un problème en soi - mais il est stylistiquement peu recherché. Par ailleurs, le milieu intellectuel de l'époque n'est malheureusement pas très creusé et les grandes figures qui en constituent le décor, Paulhan, Gide, Drieu, tous les grands noms de la NRF, ne font que passer dans le fond, peu éclairés, jamais mis en valeur - à l'exception probablement de Camus. Certes, il ne s'agit là ni d'une biographie, ni d'un document sur l'histoire de l'édition, juste un roman centré sur Edmond Charlot, mais les personnages secondaires ont leur importance dans cette histoire, me semble-t-il. Heureusement pour son auteur, Edmond Charlot est un personnage romanesque et passionnant, le simple halo de son charisme rejaillit suffisamment sur le roman pour le rendre intéressant. Bref, je ne suis pas complètement convaincu par ce que je viens de lire et je reste clairement sur ma faim. L'écriture minimaliste,  le peu d'informations qu'il recueille et, finalement, le manque d'ambition en font un livre assez quelconque, un livre qui va à la facilité, se laisse lire mais apporte peu. Dans l'ensemble assez anecdotique, j'imagine qu'il peut donner à certains envie d'en apprendre plus sur le sujet, c'est toujours ça de pris.

vendredi 18 août 2017

Jean-Charles Rémy - L'arborescence

Jean-Charles Rémy  L'arborescence  Ed. L'Arbre Vengeur 

Jean-Charles Rémy 

L'arborescence 

Ed. L'Arbre Vengeur 

 

A croire que tout a été dit sur le thème de l'homme qui rétrécit - que ce soit par Isaac Asimov, Richard Matheson, Maurice Renard ou encore Marc Wersinger - Jean-Charles Rémy a décidé d'en prendre le contre-pied avec celui de l'homme qui grandit. Pour une raison inexpliquée, d'abord à l'étroit dans ses souliers puis gêné dans des costumes trop courts, ce petit homme gris doit se faire à l'évidence : il grandit. Mais jusqu'à quand ? Plutôt, jusqu'où ?

Le roman, qui propose de suivre les mésaventures de cet adulte en pleine croissance, est découpé en trois parties, en autant de décors et autant de registres : le conte cruel en ville, la fable fantasque dans la plaine puis la pure allégorie poétique en forêt. Faisons court : rapidement mis au ban par ses semblables qui voient en lui un citoyen trop différent pour être acceptable et en ce phénomène un "mal indécent", il est condamné à quitter la cité. Sa fuite le mène à la campagne où il rencontrera des êtres improbables et vivra des expériences aussi formatrices que perturbantes. Ce passage est, à mon avis, le moins convaincant. Il est heureusement suivi d'une dernière et excellente partie quand il s'isole dans la forêt, en montagne.

L'arborescence est une bonne histoire, joliment écrite, et le roman fantastique d'un auteur à l'imagination foisonnante, à l'univers lyrique et imagé. Il offre une vision de l'humanité peu réjouissante, la présentant comme violente, obtuse et profiteuse. Mais ce n'est pas qu'une bonne histoire, c'est également un roman à chute. Un tel destin devait se terminer d'une manière ou d'une autre, le personnage ne pouvait juste continuer à grandir, encore et encore, sans que l'auteur n'ait une petite idée derrière la tête. C'est notamment pour cette chute que le livre mérite amplement le détour, pour les images de nature, les odeurs de sève, le bruit des ruisseaux et les écureuils qui peuplent cette facette de l'univers solitaire, silencieux et apaisant de Jean-Charles Rémy.

jeudi 17 août 2017

Philippe Jaenada - La serpe

Philippe Jaenada La serpe Julliard

Philippe Jaenada 

La serpe 

Ed. Julliard 


Georges Arnaud, l'auteur du Salaire de la peur, est un homme intelligent, un romancier brillant et un aventurier dans l'âme. Là-dessus, tout le monde est à peu près d'accord. Pour certains, c'est également un type louche, peu fréquentable. Pour d'autres, juste quelqu'un de normal. Mais ce qui fait débat, c'est surtout de savoir s'il a ou non assassiné de sang froid une partie de sa famille. A la serpe. Pas moins. Pour la justice des hommes, il est innocent. Mais, pour Philippe Jaenada, l'affaire est loin d'être claire.

Dans son nouveau livre, l'auteur du Chameau sauvage enfile sa casquette d'enquêteur et, soixante-dix ans plus tard, rouvre le dossier pour mener sa propre enquête. Il saute dans sa voiture, direction la scène du crime. Se mettant alors largement en scène, il abat un travail monumental. Car derrière le ton léger, l'humour moqueur, les multiples digressions personnelles et les réflexions impertinentes se dissimule une sérieuse besogne. Il n'hésite pas à  interroger tous ceux qu'il croise, à éplucher des montagnes de documents et de sources, à contrôler par lui-même les éléments du dossier et à se mettre dans la peau des protagonistes. Vous y apprendrez tout de cette histoire sordide et sanglante et du procès à rallonge et à rebondissements qui en a découlé. 

La serpe est un peu plus qu'un Pierre Bellemare amélioré et n'est pas à proprement parler un roman. A la fois document biographique, retour sur une obscure affaire judiciaire, portrait d'une époque, ouvrage de non-fiction, recueil d'histoires drôles et voyage introspectif, c'est un travail impressionnant, hyper documenté mais d'une incroyable fluidité. Et vous y trouverez de nombreuses références littéraires. D'ailleurs, il y a fort à parier que vous voudrez lire les ouvrages précédents de l'auteur, à commencer par La petite femelle (il fait sa promotion au passage et il la fait bien - on n'est jamais mieux servi que par soi-même), ainsi que, bien entendu, si ce n'est déjà fait, les ouvrages de Georges Arnaud. Mais aussi, voire surtout, vous mourrez d'envie de vous lancer dans le Journal de Maurice Garçon, l'avocat du suspect, un personnage charismatique, à l'esprit vif et à l'imposante présence, à mes yeux le vrai héros de l'affaire - et du livre, que j'ai lu en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, fébrile et passionné.

Mais alors, Georges Arnaud, me direz-vous, tueur sanguinaire ou victime des circonstances ? Le mieux pour se faire un avis est encore de se lancer dans cet ouvrage.  Perso, je me suis fait mon idée.

Joël Baqué - La fonte des glaces

joel baque fonte glaces pol

Joël Baqué 

La fonte des glaces 

Ed. P.O.L 


Alors que les Etats-Unis se retirent des accords de Paris sur le climat, que les périodes caniculaires se suivent et se ressemblent, que j'éternue tous les ans dès les premiers pollens et que, ma bonne dame, la météo se détraque depuis qu'on envoie des hommes dans la Lune, Joël Baqué nous fait part de sa vision du changement climatique. Le titre de ce roman est donc limpide, il s'agit bel et bien de la fonte des glaces à laquelle on pense.

L'histoire est celle de Louis, un jeune homme qui se retrouve un peu malgré lui sur le devant de la scène, icône de le cause écologique. Il est au départ peu concerné, victime en quelque sorte de l'achat spontané d'un manchot empaillé et de sa tendance à creuser ses lubies. D'un tour à la brocante à celui de la banquise, il n'y a qu'un pas. Mais le pauvre Louis, dans sa grande naïveté, est loin d'imaginer qu'il n'est que la marionnette des firmes et lobbies qui font leur beurre du réchauffement planétaire.

L'auteur navigue ainsi entre deux propos distincts mais très entremêlés. Il fait d'une part le constat d'une évolution qui, si on n'y prend garde, pourrait bien avoir des suites réellement problématiques. Le réchauffement n'est un secret pour personne, Joël Baqué ne nous apprend rien de fondamental sur le sujet mais utilise ce rappel pour aborder, d'autre part, son second propos. Soulignant leur cynisme éhonté, il dénonce, avec un certain humour, la dérive des grands groupes qui tirent leur épingle du jeu quel qu'il soit et qui n'hésitent pas à abuser de la crédulité des pions qu'ils manipulent et du public qu'ils visent. De fait, alors qu'il pense ne plaider que la bonne cause, Louis est paradoxalement une affiche publicitaire vivante pour un grand groupe de boissons à base de glace polaire.

Cela dit, il n'y a pas qu'un discours derrière l'histoire de Louis. Certes, Joël Baqué met en scène son personnage dans un jeu dont il n'a pas conscience mais, avec son sens subtil de la formule et sa langue métaphorique très imagée, c'est également l'occasion de dresser le portrait drôle et touchant d'un homme un peu distrait mais plein de bonne volonté. Sous la forme d'une fausse biographie mais d'un vrai bon roman rafraîchissant, il raconte la vie d'un aventurier qui s'ignore, un homme simple, citoyen modèle et activiste malgré lui.

mardi 15 août 2017

Sylvain Pattieu - Et que celui qui a soif, vienne

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Sylvain Pattieu 

Et que celui qui a soif, vienne

(Un roman de pirates)

Ed. Rouergue 


Moby Dick, probablement la première grande révélation littéraire de ma vie de lecteur, a éveillé en moi un goût prononcé pour le roman maritime. Depuis, au fil des années, j'en ai lu une quantité astronomique, de récits de mer, d'aventures de pirates, ouvrages classiques ou série Z. J'ai souvent eu la main heureuse (en particulier récemment avec La montagne morte de la vie de Michel Bernanos), parfois moins. Ici, en tenant compte du sous-titre, je pouvais difficilement ne pas me laisser tenter.

Ce livre est donc un roman de pirates. L'auteur a poussé le détail dans les décors et les costumes, dans le langage et le vocabulaire et nous offre là un vraie bonne reconstitution historique peuplée de corsaires, de batailles navales, de galions et de bordées de canons. Il a ajouté à cela un certain nombre d'anachronismes et de références décalées qui, j'en ai peur, tombent parfois à l'eau (!). Livre d'aventures pour le reste assez classique, il met en scène plusieurs navires amenés à croiser la route de pirates, d'où les abordages, supplices de la planche et autres coups de mousquets. S'il commence bien, si sa langue est savoureuse et inventive, le roman est parfois trop dilué et finit par ne pas complètement tenir ses quatre cent pages. Il y aurait certainement quelques coupes à faire pour mettre le feu aux poudres, corser le ratafia, gonfler les voiles et gagner en intensité là où ça prend un peu l'eau. Quoi qu'il en soit, cela vaut la peine de monter à bord.

Georges Arnaud - Le salaire de la peur

Georges Arnaud  Le salaire de la peur  Ed. Le livre de poche  

Georges Arnaud 

Le salaire de la peur 

Ed. Le Livre de Poche  


Le salaire de la peur, c'est un livre de bonhomme, de mec viril. C'est un roman testosteroné qui se lit d'une traite, mâchoires serrées. L'histoire on la connaît, le camion, la nitroglycérine, une mission suicide, des hommes déterminés, engagés dans un baroud d'honneur contre la vie. Quoi d'autre à perdre. Pour ce qu'elle vaut. Un roman sans fioriture, à l'ambiance poisseuse, intense, puissante, qui se lit comme vivent ces hommes, avec l'énergie du désespoir. Incontournable.

Henri Beugras - Le brouillard

henri beugras brouillard arbre vengeur

Henri Beugras 

Le brouillard 

Ed. L'Arbre Vengeur 


Si un épais brouillard peut considérablement réduire la portée visuelle, il peut également avoir raison de la santé mentale des gens qu'il isole. Ainsi, perdu dans la purée de pois, prisonnier d'un mauvais rêve kafkaïen en forme de vi(ll)e étouffante et cloisonnée, notre personnage fait face à une absence totale de perspective. Il pèse sur la cité un sentiment d'opacité, d'inertie, d'oppression et l'absurdité y est poussée à son extrême. Pour Isidore Duval, le besoin de liberté est plus fort que tout et le salut ne peut venir que de la fuite. Mais que fuir quand on ignore où on est ? Et pour aller où quand on ne se souvient plus d'où l'on vient ?

Ce roman, malheureusement le seul d'un auteur honteusement rare, est une farce paranoïaque sur la folie et l'enfermement. La ville est un tout, les citoyens, résignés, sont atteints d'amnésie collective. On ne peut se fier à rien ni faire confiance à qui que ce soit. Tout comme le décor se dissimule derrière le brouillard omniprésent, chacun est masqué. L'invisible est de mise, le minimalisme également, le port du masque obligatoire. Il se vit ici une comédie grotesque, un carnaval de fous lâchés dans un semblant très relatif d'autonomie.

Avec ses effets de mise en scène et ses aperçus d'une chute inéluctable, ce roman à l'ambiance pesante est perturbant, riche, stimulant. Il offre une vision pessimiste de la vie et des relations humaines, dépeint un monde de clowns tristes, une existence dénuée de sens et de finalité, sur un ton de badinerie maussade. Mais non dépourvu d'élégance.

mardi 1 août 2017

Jean-François Elslander - Le cadavre

Jean-François Elslander cadavre L'Arbre Vengeur 

Jean-François Elslander 

Le cadavre 

Ed. L'Arbre Vengeur 


Jean-François Elslander est un styliste. En moins d'une centaine de pages, d'une plume précise et poétique, il tisse une intrigue macabre, à l'ambiance oppressante et tendue, aux descriptions graphiques et visuelles. Pour résumer l'histoire de ce huis-clos fatal sans trop la dévoiler - erreur que commet, j'en ai peur, la quatrième de couverture de la présente édition - on pourrait  dire qu'il s'agit d'une mauvaise blague un peu sinistre et du lourd tribut que le plaisantin devra payer pour l'avoir poussée un peu trop loin.

Le cadavre est un texte court à la mise en scène artistique. En pur exercice d'écriture, il exploite le sentiment de frayeur irrationnel que tout le monde a un jour ressenti, seul dans une maison vide et sombre. Cette nouvelle à chute, fable ironique et grinçante à l'humour funèbre, pourrait bien être à lire d'une traite, à la lumière tremblotante d'une bougie, un soir de pluie battante.

lundi 31 juillet 2017

John Irving - L'oeuvre de Dieu, la part du Diable

John Irving L'œuvre de Dieu la part du Diable Points seuil

John Irving 

L'œuvre de Dieu, la part du Diable 

Ed. Points 


Dès les premières pages, John Irving dresse un tableau monumental. Les personnages, les lieux, l'époque, la situation générale, tout est agrémenté de détails subtils qui nuancent le décor, rendent le cadre visuel, l'intrigue captivante et le roman vivant. Et, durant tout le récit, il continuera à rajouter des touches qui approfondiront sans jamais alourdir ni encombrer.

Le décor en question est un orphelinat aux Etats-Unis, au début du XXème siècle, un établissement peuplé d'enfants qui rêvent d'une famille d'accueil. Son directeur, excentrique et philanthrope, le docteur Larch, dans la lumière ou dans l'ombre, se fait accoucheur ou avorteur de femmes souvent démunies. Il est assisté dans sa tâche par deux infirmières avant d'être secondé, par la force des choses, par Homer Wells, un orphelin contre lequel s'acharne le mauvais sort de l'adoption. Va alors se développer entre le médecin et l'enfant un rapport fort, étroit et complexe, particulièrement passionnant. Car il sera source de profondes interrogations sur le rapport filial, sur les notions de vie et de mort, l'abandon et l'avortement, la notion de famille. Autant de sujets sensibles, argumentés de propos justes et intelligents, sans parti pris ni jugement. C'est là l'un des grands talents de l'auteur, d'arriver à glisser avec une telle aisance des réflexions ouvertes dans une œuvre aussi romanesque. De plus, il y distille l'air de rien des données concrètes et très documentées sur l'obstétrique et le droit des femmes à disposer ou non de leur corps.

Cette vaste fresque fourmille de personnages secondaires, bientôt d'intrigues parallèles et des longueurs qui accompagnent certaines d'entre elles. Quand Homer Wells quitte l'orphelinat, le livre change de ton et perd, à mon sens, en intensité. Le jeune homme vivra des expériences fortes, fera des rencontres décisives et continuera un chemin intéressant, certes, mais ce qui donnait sa puissance au livre tenait principalement dans le rapport entre Homer Wells et les autres personnages de l'établissement, en particulier avec son directeur. Ceci dit, ce roman est poignant, parfois drôle, parfois grave, et reste tout du long très stimulant et d'une incroyable fluidité. Il nous confronte à des scènes fortes et à des personnages passionnants tout en nous invitant sans cesse à réfléchir aux sujets abordés.

mercredi 26 juillet 2017

John Steinbeck - Rue de la Sardine

steinbeck rue sardine gallimard folio

John Steinbeck 

Rue de la Sardine 

Ed. Folio 


Comme souvent dans l’œuvre de John Steinbeck, il se joue dans cette rue de la Sardine une comédie humaine sur fond de dépression américaine. En fait de dépression, on en est plutôt au lendemain. Il est question de crise sociale, de prohibition, de la Ford modèle T. et de ces gens modestes liés par un système commun de la débrouille. Il n'y a pas vraiment d'histoire, juste une galerie de portraits et celui d'un quartier, calé entre l'épicerie de Lee Chong et le bordel de Dora.

Entre enthousiasme, mélancolie et touches d'humour, les histoires courtes se succèdent et présentent de bons personnages et des épisodes de leur quotidien. Puis l'auteur d'Une saison amère les abandonne à leur sort, dans une situation peu éloignée de celle dans laquelle on les a trouvés. Il n'y a ni chute ni réelle évolution, mais un sentiment mitigé d'inachevé. J'espère donc en apprendre un peu plus dans Tendre Jeudi, la suite, dans laquelle on retrouve cette petite communauté.

Court et très plaisant, facile à lire, Rue de la Sardine n'a pas la dimension des Raisins de la colère. Mais c'est un bon roman dont l'intérêt principal tient dans les personnages, attachants et profondément humains, avec toute la complexité que cela implique.