lundi 6 septembre 2021

F. Richard-Bessière - Cycle John Forbischer

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F. Richard-Bessière 

1 - Terre degré "0"

Ed. Fleuve Noir

 
Les communistes, ces monstres infâmes, n’ont pas gagné que la guerre, ils ont également remporté la course aux étoiles et Mars est dorénavant une extension du territoire de l’URSS. C'est là, prisonnier sur la planète rouge, que John Forbischer, le narrateur, a vécu le conflit international. Quelle horreur ne découvre-t-il pas quand il rentre sur Terre : la population est affamée, les rues sont délabrées et envahies de pestiférés...
"Une ville usée, puant la mort et la pourriture. Une ville qui n’en portait plus que le nom, abritant des êtres paralysés par la terreur." 
Heureusement, son ami Harry travaille secrètement sur un moyen de renverser la tendance ! Il a découvert un procédé qui décuple l'intelligence et devrait permettre aux États-Unis de reprendre la domination internationale et à ses citoyens de rivaliser avec les puissants cerveaux électroniques russes. En parallèle à cela, il concocte un sérum contre la "peste verte" qui décime la population. Mais bientôt, alors que se présente un autre problème plus urgent - depuis qu'une bombe envoyée par les russes a explosé au-dessus de l'Amérique du Nord, le ciel s’obscurcit, la température baisse et une moisissure mortelle se développe - nos deux héros sont capturés par leurs ennemis. 
 
L'auteur a beau avoir déjà exploré un nombre non négligeable de pistes et s'être beaucoup dispersé, le lecteur n'est pas encore au bout de ses surprises pour autant. En effet, Harry et John mettent au point un projet d'évasion grâce à des téléporteurs... Là, c'est la dispersion de trop. Trop d'intrigue tue l'intrigue. Entre la guerre, la conquête spatiale, la peste, les formules secrètes, les cerveaux électroniques, la modification de l'atmosphère, la captivité et la téléportation, le lecteur se perd, ne sachant plus à quoi se raccrocher. D'autant plus que ce roman étant un premier volume, on peut s'attendre à ce que la suite réserve également son lot de surprises...
"L’Homme n’est pas bon, Harry, tu le sais, il y aura toujours des assassins, des voleurs ou des menteurs, des gens qui se complairont dans la souffrance des êtres ou qui profiteront de leurs avantages ou de leurs privilèges pour écraser les autres."

 

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F. Richard-Bessière 

2 - Générations perdues

Ed. Fleuve Noir

 "Au dernier recensement, nous n’étions plus que sept cent millions d’êtres humains à vivre sur la Terre, sept cent millions de créatures terrifiées, transformées, aigries et révoltées." 
Depuis la fin du premier volume, la Terre est dépeuplée, ravagée par la guerre, et les rares survivants sont plus ou moins revenus à un état primitif. Je vous passe les quelques lignes d'une trame anecdotique, les portraits des personnages stéréotypés et j'en viens au principal : quelques heureux élus partent fonder une nouvelle société utopiste sur Vénus. L'auteur s'interroge alors vraisemblablement sur le discours à tenir et sur le filon à creuser. Dans le doute, il en tente deux : d'une part il tire le fil resucé de l'éternel recommencement alors que les rêveurs se retrouvent à reproduire les erreurs du passé et conduisent leur société dans le même mur que leurs aïeux, d'autre part il théorise maladroitement sur les politiques d'eugénisme. Ce dernier point est particulièrement douteux. Logiquement F. Richard-Bessière échoue sur les deux fronts.

Inutile de tourner autour du pot, ces deux romans sont totalement dispensables, en particulier le premier. Mais quitte à ne pas lire le premier, faut-il réellement se lancer dans le second ?

 
 
S4F3 
 
 
Et pour faire le point sur ces challenges, c'est ici.


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FNA n°153 & 157

4 commentaires:

  1. Heureusement, ce n'est pas une trilogie !

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    1. Ou pire encore ! Il a bien fait une pentalogie de son cycle sur les Conquérants de l'Univers...

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  2. J'en ai lu quelques uns.. et je confirme qu'ils sont dispensables, même si parfois je me suis bien marrée!

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    1. En effet, parfois drôles mais pas toujours intentionnellement...

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