Christophe Galfard
L'univers à portée de main
Ed. Flammarion
Christophe Galfard ouvre son livre sur une promesse et une ambition : la promesse que ses pages ne contiendront qu'une seule équation (E=mc2) et l'ambition que personne ne se retrouvera perdu en le lisant. Je pense qu'on peut dire qu'il coche les deux cases. La première car il n'y a effectivement pas plus d'équations que celle annoncée ; la seconde, toutefois moins vérifiable, car il est peu probable que l'auteur vous perde en route.
Encore que.
Je dois avouer qu'il m'a laissé un goût d'inachevé. Non par manque de clarté - son "voyage de pensée" est d'ailleurs d’une fluidité irréprochable - mais par excès de prévenance. Visiblement préoccupé par l'ambition qu'il s'est fixée, le centralien ramène toutes les théories qu'il entend exposer à des métaphores du quotidien, déclinées à l'envi. Ainsi, qu'il soit question de l'espace-temps, des trous noirs ou encore de la théorie des cordes, on en revient toujours à son histoire de grand-mère qui offre des vases. Toujours la grand-mère, toujours les vases. Certes, l'image est efficace et cette grand-mère aux vases illustre parfaitement le propos mais son aspect terre-à-terre finit par être redondant, voire lassant. C'est en ce sens qu'il m'a un peu égaré : il n'a pas su me passionner.
Avec ce guide de traversée du Cosmos, le spécialiste en physique théorique - et accessoirement élève de Stephen Hawking - réussit son pari pédagogique, mais passe en partie à côté de l'enchantement. Et c'est là tout le paradoxe du livre : L'univers à portée de main permet de comprendre mais peut-être moins de rêver. Il risque donc de laisser sur leur faim ceux qui, comme moi, recherchent moins la compréhension du Cosmos que la passion des grands espaces.

Je ne l'ai pas lu, mais je comprends un peu ta critique. Des fois, les métaphores de ce genre, ça me tombe un peu des mains. 😅
RépondreSupprimerJ'imagine toutefois que ça fonctionne avec d'autres.
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