samedi 6 février 2016

Victor Hugo - Les misérables

Victor Hugo Les misérables Folio

Victor Hugo

Les misérables

Ed. Folio


Que dire des misérables sans enfoncer trop de portes ouvertes ?

Voyons.

Peut-être en se contentant de donner des impressions de lecture. Oui. De la même manière, faut-il seulement résumer le roman ? Pas sûr.

Je suis tombé à pieds joints dans ce classique auquel je ne suis venu que tardivement. Dès les premières lignes, j'ai été captivé par la prose, la finesse, les portraits. Hugo, quoi. Et les personnages ! Jean Valjean et sa rédemption; Javert, l'homme tant obsédé par sa conception d'une justice rigoureuse que déshumanisé; Thénardier, le cumulard des torts et des vices; Fantine et son chemin de croix. Marius, lui, bizarrement, ne m'a pas passionné comme les autres. Alors que ce personnage est fascinant, partagé qu'il est entre la promesse faite à son père et les conséquences que celle-ci impliquera. Et la petite Cosette... Bon, Cosette n'est finalement qu'un personnage secondaire, Hugo ne la fait jamais réellement intervenir, ne place jamais aucune parole décisive dans sa bouche et ne lui fait faire aucune action importante. Elle se contente de subir l'histoire. Bref, les personnages sont profonds, tout en relief et surtout ils évoluent durant l'histoire. Principalement Javert et Valjean, qui m'ont fait vibrer comme rarement.

Le contexte est pour beaucoup aussi dans mon appréciation du roman. La révolution, les barricades, la guerre, la misère et les bas-fonds. Le roman est une source de renseignements sur les égouts de Paris, la couronne et la politique. C'est donc plus qu'un roman, c'est le témoignage d'une époque.

Mais c'est également une langue sublime, une histoire pleine d'accroches vraiment efficaces, une intrigue captivante remplie de rebondissements et un livre difficile à quitter. Combien de fois me suis-je dis à la fin d'un chapitre que je ne pouvais pas m'arrêter là ?

J'avais déjà beaucoup aimé Hugo pour Quatre-vingt treize, je l'avais adoré pour L'homme qui rit mais, de manière surprenante, Notre-Dame de Paris m'était tombé des mains il y a des années de cela. Peut-être est-il temps que je lui redonne sa chance ?

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