mardi 8 mai 2018

John Wyndham - Le jour des triffides

John Wyndham  Le jour des triffides  Ed. Folio SF

John Wyndham 

Le jour des triffides 

Ed. Folio SF 


Tout commence par une nuit des étoiles qui laisse un souvenir indélébile imprimé sur la rétine de chaque spectateur. Ainsi, une frange importante de la population, aveuglée, en est réduite à vivre dans le noir. Et comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, voilà qu'elle doit également conjuguer avec l'invasion des triffides, des plantes vénéneuses et agressives, bien décidées à exterminer les humains. Bill Masen a échappé au triste sort de ses concitoyens. Il doit maintenant survivre dans ce monde bouleversé par les évènements. 

Daté de 1951, Le jour des triffides est un roman catastrophe assez classique et un survival post-apocalyptique qui s'interroge sur le modèle social dans lequel nous vivons. Confronté à ses propres croyances, d'abord partagé entre l'envie d'aider les autres et l'incapacité d'assister tout le monde, le personnage principal et narrateur va finalement voir là une opportunité de repenser le schéma communautaire. En animal grégaire, il part à la recherche d'autres valides avec lesquels refonder une nouvelle société et expérimentera ainsi différents modèles, du para-militaire au religieux en passant par le féodal.

Ce roman est très efficace, même s'il est gentiment ringard par certains aspects. L'action est constante et côtoie des réflexions pertinentes, parsemées de touches d'humour. L'ensemble en fait un livre tout à fait singulier, qui invite le lecteur à se questionner sur le besoin irrépressible qu'a l'homme de rechercher la compagnie des siens, quand bien même ils ne partageraient pas les mêmes valeurs ni ne viseraient un objectif commun.

Et voilà qui vous fera regarder d'un œil nouveau vos plantes vertes.

4 commentaires:

  1. Content de constater que ce roman vous a plu.

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  2. "Ringard" n'est pas le mot. Je dirais plus "daté" pour ma part. C'est vraiment un bon roman.

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    Réponses
    1. J’avais nuancé mon «ringard» par un «gentiment» mais c’est vrai que ce n’est pas le terme les plus adapté. Je proposerai alors «suranné». Mais nous sommes d’accord, c’est effectivement un très bon roman.

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