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mercredi 11 mai 2016

Arnould Galopin - Le bacille

Arnould Galopin

Le bacille

Ed. L'Arbre Vengeur


Quoi ? Un Arnould Galopin publié chez l'arbre vengeur ? Mais il fallait que je lise ce titre-ci ! Car si l'arbre vengeur a pris la peine de le publier, c'est que c'est forcément bien !

Et c'est le cas !

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Donc, après la conquête martienne (cliquez ici), après le gentleman cambrioleur (cliquez là), c'est cette fois-ci le thème du savant fou qu'exploite Arnould Galopin, auteur aussi prolifique qu'inégal. Dans ce roman, il met en scène Martial Procas, scientifique atteint d'un mal étrange et dont la peau bleue l'oblige à vivre en marge de ses concitoyens. Malmené par ces derniers, il met au point une vengeance démoniaque. Car c'est un savant fou, ne l'oublions pas. Mais c'est surtout un pauvre malheureux contre lequel le sort s'acharne et qui n'en peut plus de souffrir. Et il est à plaindre, vraiment, car Arnould Galopin ne lui épargne rien et qu'il ne mérite définitivement pas ce qui lui arrive. Bref, il va se venger...

Bien meilleur que les autres titres que j'avais lu de cet auteur, Le bacille est une histoire efficace et originale. Le personnage est complexe et son auteur, un brin tordu, le pousse à bout et le force à sortir de ses gonds. Et il le fait bien. Écrivain de littérature populaire, Arnould Galopin prouve également avec ce roman qu'il sait manier la plume. La langue est élégante, le vocabulaire est riche et il y a quelques tournures élaborées comme je les aime.

Me voilà réconcilié avec Arnould Galopin. C'est officiel.

Allez, pour le plaisir :



"Rien n’était impressionnant comme cette face, qui semblait celle d’un cadavre en décomposition et qui était cependant éclairée par deux yeux jaunes où se lisait la douleur de vivre encore et l’exaspération de ne plus compter parmi les vivants."


Cool, non ?

jeudi 28 avril 2016

Arnould Galopin - Mémoires d'un cambrioleur retiré des affaires

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Arnould Galopin

Mémoires d'un cambrioleur retiré des affaires


Après avoir été déçu par sa variation sur le thème de la conquête martienne (c'est par là), j'ai eu envie de donner une seconde chance à Arnould Galopin avec cette nouvelle variation, cette fois-ci sur le thème du cambrioleur gentleman. Pas sûr que je lui en donne une troisième. Et pour cause, même si c'est bien meilleur, ce n'est toujours pas très convaincant.

Ces mémoires sont celles de Mr Pipe, cambrioleur anglais de son état, relatant les péripéties dans lesquelles l'auront entraîné le vol du Régent, un fameux diamant subtilisé au musée du Louvre. Ce cambrioleur est doué mais joue de malchance. Il multiplie les mauvaises rencontres, parcourt le monde pour tenter de s'en défaire et, d'une pierre deux coups, pour tenter de placer son diamant auprès d'un lapidaire.

Même si le livre est plutôt plaisant à lire, même si la langue de l'époque a un charme indéniable, même s'il y a quelques bons passages et quelques bonnes idées, même si le personnage est attachant et la chute bien trouvée, dans l'ensemble c'est un peu long. De plus, l'intrique est un par moments bancale et il m'est arrivé de  secouer la tête et de lever les yeux au ciel à plusieurs reprises.

C'est un roman anecdotique mais ça reste un lecture distrayante et un moment agréable.

mardi 28 juillet 2015

Arnould Galopin - Le docteur Oméga

Arnould Galopin

Le Docteur Oméga

Ed. Albin Michel


Arnould Galopin Le Docteur Oméga Albin Michel
Paradoxalement, cette variation sur le thème de la conquête martienne ne vole pas très haut. Pourtant, l'histoire voudrait le contraire. En effet, le docteur Oméga, inventeur de la répulsite, embarque le narrateur de cette intrigue dans une envolée spatiale. La répulsite est un matériau fantastique dont la propriété est de braver les effets de la gravitation. Son astronef s'envole donc vers Mars pour coloniser la planète.

Une fois sur place, on réalise que les martiens ne valent pas même la corde pour les pendre. On les dessoude donc en veux-tu en voilà et les rebondissements s'enchaînent à coups de grosses ficelles et de fil blanc. Finalement, au lieu de conquête martienne, ça tourne à la tentative d'extermination pure et simple.

Un roman d'anticipation daté et désuet sans grand intérêt si ce n'est la langue très 1900 et les gravures qui illustrent cette édition.

Ma première rencontre avec Arnould Galopin pourrait bien être la dernière.