samedi 4 janvier 2020

Robert E. Howard - Conan (tome 3 - Les clous rouges)

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Robert E. Howard

Conan (Tome 3 - Les clous rouges)

Ed. Bragelonne



Dans ce troisième volume (ici pour le premier,  pour le deuxième), constitué des cinq longues nouvelles écrites en 1933 et 1934, nous retrouvons notre héros, évoluant dans cet Âge hyborien maintenant bien connu. Conan est fidèle à lui-même, toujours aussi fascinant et complexe, de même pour l'univers dans lequel il évolue. En soi, il n'y a pas grand chose à rajouter, si ce n'est que les quelques défauts relevés dans les précédents volumes sont globalement lissés : les intrigues sont plus amples, les décors plus graphiques, les personnages secondaires, auparavant souvent réduits au rôle de faire-valoir, plus consistants. Quant à la langue, elle est toujours aussi riche. Et les récits sombres et passionnants. C'est remarquable.

Ce livre a beau être le troisième et dernier volume des aventures intégrales de Conan, il n'apporte ni point final, ni conclusion à son destin. Et pour cause, l'auteur de Solomon Kane, qui est moins le biographe du Cimmérien que le chroniqueur de ses exploits, racontes ses aventures telles que Conan les lui aurait rapportées et pioche de manière non linéaire, voire aléatoire, dans une vie remplie d'épisodes romanesques et tumultueux.
"Je suis allé bien loin... plus loin que n'importe quel autre homme de ma race. J'ai vu toute les grandes villes des Hyboriens, des Shémites, des Stygiens et des Hyrkaniens. Je me suis aventuré dans des pays inconnus au sud des royaumes noirs du Kush et à l'est de la mer Vilayet. J'ai été capitaine de mercenaires, corsaire, Kozak, vagabond sans le sou, général... Diable, j'ai tout été dans ma vie, excepté roi, et je le deviendrai peut-être un jour avant de mourir." (Le livre de poche, 2019 - page 166)
Il ne pouvait donc pas y avoir de point final.

Je vais laisser à Patrice Louinet, qui signe ici encore une impeccable traduction et une belle édition, riche de nombreux documents annexes et superbement illustrée par Gregory Manchess, le dernier mot. En l’occurrence les ultimes lignes de sa postface :
"[Il] ne montre aucun signe de faiblesse.
La longévité de son barbare n'aurait pas étonné Howard.
Le barbare finit toujours par triompher."

6 commentaires:

  1. Tu donnes envie de lire ce titre. ET pourtant, ce n'était pas gagné!

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    1. C'est l'œuvre géniale d'un grand styliste à l'imagination débridée. Tente le coup, tu ne le regretteras pas.

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  2. Je me souviens que la nouvelle qui donne son titre à ce recueil m'avait vivement impressionnée la première fois que je l'ai lue. Il est vrai que j'avais 12/13 ans à l'époque, mais quand même, les fameux clous plantés dans la colonne d'ébène et la collection encore plus morbide du clan opposé, ça reste en mémoire !

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    1. C'est vrai que ce volume, et donc la saga, se termine en apothéose !

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  3. Bon, bon, ok, je me le note définitivement dans un coin alors.

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