(Sous la direction de) Roland Lehoucq & Jean-Sébastien Steyer
Avatar - Exploration scientifique et culturelle de Pandora
Ed. Le Bélial'
Alors que, jusqu'à présent, j'ai lu tous les volumes de cette collection, j'ai hésité à ouvrir celui-ci. Il faut dire que le film dont il est question m'avait un peu laissé de marbre - même si, comme beaucoup, je dois reconnaître avoir été séduit par sa dimension visuelle. Je n'ai pas revu le premier opus depuis sa sortie dans les salles obscures en 2009 et je n'ai jamais vu ses suites. Pour autant, j'aurais eu tort de ne pas me plonger dans ce recueil, d'une grande qualité et élégamment illustré, à l'image des autres titres de la collection Parallaxe.
Tout comme il avait entrepris l'exploration scientifique et culturelle de l'univers de Dune, Roland Lehoucq, cette fois-ci accompagné de Jean-Sébastien Steyer, s'aventure sur la planète Pandora, théâtre de la saga imaginée par James Cameron. Pour ce faire, les deux chercheurs se sont "entourés des spécialistes les plus sympas de la galaxie, grands vulgarisateurs et vulgarisatrices de sciences humaines et sociales, de sciences de l'univers, et de sciences naturelles."
Il faut reconnaître qu'il y a beaucoup de choses à dire sur ces films qui, par ailleurs, semblent beaucoup inspirer les contributeurs. Chacun dans sa spécialité, certains étant toutefois plus accessibles que d'autres, ceux-ci exposent ce qui a été mis en œuvre pour rendre crédible ou cohérent l'univers de Pandora dans sa dimension scientifique et culturelle. Ainsi, de l'astrophysique à la biologie en passant par la linguistique ou la chimie, l'ouvrage décortique gaiement les différentes facettes abordées dans les films, allant également jusqu'à aborder des domaines plus inhabituels, tels que la philosophie ou l'histoire de l'art. Et comme les contributeurs ne sont pas que "les plus sympas de la galaxie" mais également les plus passionnants, ils le font avec un enthousiasme communicatif et sans jamais chercher à en gâcher la magie. Au contraire, ils parviennent à l'alimenter tout en rappelant certains principes fondamentaux de toute bonne SF :
"Il parle moins de l'avenir que de notre présent car la SF, sous ses airs de divertissement ou d'évasion, fonctionne souvent come un miroir tendu à notre monde : elle grossit les traits, déplace les repères, change les décors, dépersonnalise le débat pour interroger nos rapports à la technologie, à la nature, au pouvoir, à l'altérité."

Que tu l'aies autant apprécié sans être particulièrement amateur des films est certainement le meilleur compliment et signe de qualité qu'on puisse faire à l'ouvrage.
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