vendredi 9 octobre 2026

Bifrost - Numéro 122

Bifrost

Numéro 122 - Bifrost Stories 

Ed. Le Bélial' 


J'aime beaucoup la revue Bifrost.

Mais, bien que je la parcoure régulièrement avec intérêt, aucun de ses numéros n'avait jusqu'alors alimenté la moindre page de ce blog. Une fois n'est pas coutume, voici un billet consacré à celui du mois d'avril dernier, le n°122. Et pour cause, son copieux dossier a pour thème l'un de mes sujets de prédilection : le pulp !

amazing bifrost 122
Par pulp, on entend ces publications peu coûteuses et imprimées sur du papier de mauvaise qualité, très populaires aux États-Unis durant la première moitié du siècle précédant - Planet Stories, Startling Stories, Astounding Stories, Weird Tales, Wonder Stories, Fantastic Adventures ou encore, bien sûr, Amazing Stories, dont il est question ici.

Première revue entièrement dédiée à la science-fiction, cette dernière voit le jour en 1926 et fête donc son centenaire cette année. Cette longévité est exceptionnelle, en particulier au regard de son histoire chaotique et du caractère radicalement désuet de ce format. En effet, les magazines de ce genre peinent à exister aujourd'hui, du moins sous cette forme. Pourtant, il n'y a qu'à prendre l'exemple de Bifrost, qui a soufflé ses trente bougies en avril, pour constater que le modèle est toujours possible - au prix sans doute d'une redéfinition des objectifs économiques et éditoriaux.

Après le billet de Roland Lehoucq - qui clôture le volume mais par lequel j'ai évidemment commencé - et après quelques nouvelles - que je dois confesser avoir lues d'un œil distrait - ainsi que l'habituel passage en revue d'une sélection des dernières publications de la littérature de genre, nous entrons dans le vif du sujet. Dans la mine d'or, devrais-je dire ! Alors, le lecteur bienheureux n'a plus qu'à se laisser bercer par le déroulement de l'histoire ! Au fil des entretiens et des articles, les prospecteurs (d'or, s'entend) font défiler les décennies ! Entre les portraits des rédacteurs en chef emblématiques et ceux des auteurs publiés, ils se confrontent aux questions qui se sont imposées en un siècle d'existence : les enjeux de la revue et les limites de l'exercice, les problématiques de la concurrence et l'évolution de la société, le vivier des lecteurs et des contributeurs, la place des femmes dans cet univers...

Autant dire que j'ai dévoré avec avidité les pages de ce numéro, qui pourrait bien être indispensable pour qui souhaite mieux comprendre les origines de la science-fiction moderne. Et tant que des limiers de la trempe de ceux de Bifrost continueront à rôder autour du patrimoine du pulp, celui-ci ne risque pas de tomber en poussière. La passion, ça entretient !

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